On demande souvent « à quoi il pense » parce que les messages sont courts et que le vide se remplit vite. Un profil et dix lignes ne donnent pas un caractère. Ils donnent un rythme.
Il répond long, à une question précise, et il en pose une autre : il est dans la conversation. Il répond « haha » à tout : il n'a pas de prise, ou il n'en cherche pas. Il disparaît trois jours puis revient comme si de rien n'était : vous ne savez pas encore si c'est sa vie ou votre fil. Le traiter comme un type (« le timide », « le charmeur », « l'occupé ») vous évite de lui poser la question, et ça vous fait rater celui qui n'entre dans aucune case.
Une blague dont il est le sujet n'est pas un manque de sérieux. Une blague sur votre corps, dès le premier soir, n'est pas de l'humour. La différence se lit dans la phrase, pas dans une catégorie d'hommes.
Si vous voulez savoir s'il cherche une histoire ou une soirée, la question existe. La poser après quatre échanges vaut mieux qu'un portrait psychologique. Des questions qui ouvrent autre chose qu'un oui sont dans les questions pour vraiment connaître quelqu'un.
S'il ne répond plus, ce n'est pas un chapitre de sa personnalité. C'est un fil arrêté. La suite utile est dans un match qui ne répond pas.
Non. Le cliché d'un genre qui ne sait pas parler sert surtout à ne plus lire ce que celui-ci, précisément, est en train d'écrire.
Il est occupé, ou le message ne lui a rien donné à répondre, ou l'intérêt est faible. Une seule relance concrète départage mieux qu'une théorie.
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